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Annie Ernaux - book author

Annie Ernaux is a French writer.

She won the Prix Renaudot in 1984 for her book La Place, an autobiographical narrative focusing on her relationship with her father and her experiences growing up in a small town in France, and her subsequent process of moving into adulthood and away from her parents' place of origin.

Annie Ernaux is the author of books: La Place, Les années, Simple Passion, Mémoire de fille, L'Evénement, A Frozen Woman, A Woman's Story, L'Autre Fille, Journal du dehors, The Possession

Author Signature

Author Books

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Title
Description
01
Il n'est jamais entré dans un musée, il ne lisait que Paris-Normandie et se servait de son Opinel pour manger. Ouvrier devenu petit commerçant, il espérait que sa fille, grâce aux études, serait mieux que lui.
Cette fille, Annie Ernaux, refuse l'oubli des origines. Elle retrace la vie et la mort de celui qui avait conquis sa petite "place au soleil". Et dévoile aussi la distance, douloureuse, survenue entre elle, étudiante, et ce père aimé qui lui disait : "Les livres, la musique, c'est bon pour toi. Moi, je n'en ai pas besoin pour vivre."
Ce récit dépouillé possède une dimension universelle.
02
"La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos.

Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambre solaire, d'échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Les cuisses plus claires, ainsi que le haut des bras, dessinent la forme d'une robe et indiquent le caractère exceptionnel, pour cette enfant, d'un séjour ou d'une sortie à la mer. La plage est déserte. Au dos : août 1949, Sotte ville-sur-Mer".

Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui. En même temps, elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective.
03
In her spare, stark style, Annie Ernaux documents the desires and indignities of a human heart ensnared in an all-consuming passion. Blurring the lines between fact and fiction, an unnamed narrator attempts to plot the emotional and physical course of her two-year relationship with a married foreigner where every word, event, and person either provides a connection with her beloved, or is subject to her cold indifference. With courage and exactitude, she seeks the truth behind an existence lived entirely for someone else, and, in the pieces of its aftermath, she is able to find it.
06
A Frozen Woman charts Ernaux's teenage awakening, and then the parallel progression of her desire to be desirable and her ambition to fulfill herself in her chosen profession - with the inevitable conflict between the two. And then she is thirty years old, a teacher married to an executive, mother of two infant sons. She looks after their nice apartment, raises her children. And yet, like millions of other women, she has felt her enthusiasm and curiosity, her strength and her happiness, slowly ebb under the weight of her daily routine. The very condition that everyone around her seems to consider normal and admirable for a woman is killing her. While each of Ernaux's books contain an autobiographical element, A Frozen Woman, one of Ernaux's early works, concentrates the spotlight piercingly on Annie herself. Mixing affection, rage and bitterness, A Frozen Woman shows us Ernaux's developing art when she still relied on traditional narrative, before the shortened form emerged that has since become her trademark.
07
A Woman’s Story is Annie Ernaux’s "deeply affecting account of mothers and daughters, youth and age, and dreams and reality" (Kirkus Reviews). Upon her mother’s death from Alzheimer’s, Ernaux embarks on a daunting journey back through time, as she seeks to "capture the real woman, the one who existed independently from me, born on the outskirts of a small Normandy town, and who died in the geriatric ward of a hospital in the suburbs of Paris." She explores the bond between mother and daughter, tenuous and unshakable at once, the alienating worlds that separate them, and the inescapable truth that we must lose the ones we love. In this quietly powerful tribute, Ernaux attempts to do her mother the greatest justice she can: to portray her as the individual she was. She writes, "I believe I am writing about my mother because it is my turn to bring her into the world."
08
Yvetot, un dimanche d'août 1950. Annie a dix ans, elle joue dehors, au soleil, sur le chemin caillouteux de la rue de l'Ecole. Sa mère sort de l'épicerie pour discuter avec une cliente, à quelques mètres d'elle. La conversation des deux femmes est parfaitement audible et les bribes d'une confidence inouïe se gravent à jamais dans la mémoire d'Annie. Avant sa naissance, ses parents avaient eu une autre fille. Elle est morte à l'âge de six ans de la diphtérie. Plus jamais Annie n'entendra un mot de la bouche de ses parents sur cette sœur inconnue. Elle ne leur posera jamais non plus une seule question. Mais même le silence contribue à forger un récit qui donne des contours à cette petite fille morte. Car forcément, elle joue un rôle dans l'identité de l'auteur. Les quelques mots, terribles, prononcés par la mère ; des photographies, une tombe, des objets, des murmures, un livret de famille : ainsi se construit, dans le réel et dans l'imaginaire, la fiction de cette " aînée " pour celle à qui l'on ne dit rien. Reste à savoir si la seconde fille, Annie, est autorisée à devenir ce qu'elle devient par la mort de la première. Le premier trio familial n'a disparu que pour se reformer à l'identique, l'histoire et les enfances se répètent de manière saisissante, mais une distance infranchissable sépare ces deux filles. C'est en évaluant très exactement cette distance que l'auteur trouve le sens du mystère qui lui a été confié un dimanche de ses dix ans.
09
De 1985 à 1992, j'ai transcrit des scènes, des paroles, saisies dans le R.E.R., les hypermarchés, le centre commercial de la Ville Nouvelle, où je vis. Il me semble que je voulais ainsi retenir quelque chose de l'époque et des gens qu'on croise juste une fois, dont l'existence nous traverse en déclenchant du trouble, de la colère ou de la douleur.
10
Self-regard, in the works of Annie Ernaux, is always an excruciatingly painful and exact process. Here, she revisits the peculiar kind of self-fulfillment possible when we examine ourselves in the aftermath of a love affair, and sometimes, even, through the eyes of the lost beloved.